Imprimer Envoyer a un ami Ajouter un commentaire

RENNES E.C. : 16 - L'AIGLE : 16

Fédérale 2 , l'équipe 1 fait match nul face à l'Aigle 16-16 : Partage forcé

Le 15 novembre 2009

Au terme d'un match riche en rebondissement, Rennes et l'Aigle partagent les points - et les profondeurs du classement.

Les confrontations entre Rennes et l'Aigle sont depuis dix ans des classiques du championnat de F2 ou F3 (suivant les années). Elles donnent toujours lieu à des rencontres agréables et d'une intensité dramatique rare. Le scénario en est souvent le suivant : Rennes fait la course en tête, s'échappe mais manque l'occasion de tuer le match. A contrario, l'Aigle ne lache rien, s'accroche et patiemment refait son retard pour venir mourir à quelques points dans les arrêts de jeu.

La rencontre de dimanche n'a pas dérogé à cette habitude. Une nouveauté cependant, la rencontre s'est cette fois-ci soldée par un match nul et un partage des points qui ne fait pas vraiment l'affaire des étudiants bretons.

Et pourtant, pendant 50 min, on y a cru derrière la main courante : les Rennais se montraient entreprenants, enthousiastes et très en jambes. Le trio d'arrière était à la fête et Le Calvez, Veysseyre et Bousser semaient tour à tour la panique dans la défense aiglonne. Ajoutez une conquête impeccable en touche et une gestion plus que correcte de la paire de demis, et c'est fort logiquement que les Rennais prenaient le large après un premier échange de pénalité entre les deux ouvreurs. C'est tout d'abord Le Calvez qui crochetait, débordait et raffûtait une demi-douzaine de défenseurs pour s'en aller plonger dans l'en but au pied des poteaux. C'est ensuite Hugonnier qui ajoutait deux pénalités pour donner au score une allure plus que respectable à la pause (16-3).

Les changements effectués, le combat reprenait de plus belle. Affichant enfin un moral au beau fixe cette saison, les Rennais entreprenaient de gérer leur avance tranquillement et de laisser à l'Aigle l'initiative du jeu. Mais ce faisant, et sans s'en rendre compte, ils remettaient ainsi les visiteurs dans la partie. Sans compter que l'arbitre les sanctionnait de plus en plus régulièrement, notamment sur une superbe percée de Perrot à la 50ème qui aurait dû offrir au botteur Rennais l'occasion de tuer le match en face des poteaux. Au contraire, le directeur de jeu sanctionna les Rennais au sol. Ce fut le tournant du match.
Les Normands réduisirent d'abord le score sur pénalité. Puis, ils se retrouvèrent à 15 contre 14 après l'exclusion temporaire de Françoise. Enfin, suite à deux pénalités consécutives, il s'offrirent une pénal-touche concrétisée après plusieurs temps de jeu par leur ailier sur un énorme surnombre au large consécutif à un renversement.

A 16-13, les mouches avaient changé d'âne. Et pourtant, revenus à 15, les Rennais reprenaient possession du camp aiglon pour ne plus le quitter jusqu'au coup de sifflet final. Ils multipliaient les percées par Laurent, Perrot encore, ou Lamsika mais n'arrivaient jamais à transformer le jeu suffisamment vite pour concrétiser au tableau d'affichage. Et comme c'est souvent le cas en pareille circonstance, sur leur seule incursion dans la moitié Rennaise, les visiteurs se procuraient une pénalité à 45m des poteaux que leur buteur - impressionnant de calme et de précision - transformait sans coup férir.
Les dix dernières minutes étaient dantesques. Bertrand manquait deux pénalités en moyenne position. L'arbitre lui octroyait une troisième chance mais à 50m des poteaux cette fois, le capitaine Framboise optait pour la touche... qui ne donna finalement rien.
Décidément, quand ça ne veut pas sourire !

Symbole de la déconvenue Rennaise, une grosse averse vînt doucher les protagonistes juste après le coup de sifflet final et disperser les derniers supporters égarés à la buvette.

Score : 16-16 (mi-temps : 16-3)
Pour Rennes : 1E (Le Calvez), 1T et 3P (Hugonnier)
Pour l'Aigle : 1E (le 11), 1T et 3P (le 10)

Meilleurs joueurs en 1, élus par leurs pairs :
1 Le Calvez,

2 Veysseyre,

3 Lamsika

TD